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Faire un diagramme de Gantt : la méthode en sept étapes

Faire un diagramme de Gantt prend moins de temps qu’on ne le croit — à condition de procéder dans le bon ordre. L’erreur la plus fréquente est de commencer par les dates. Les dates sont un résultat, pas un point de départ.

La rédaction gantts.appMis à jour le 19 juillet 202615 min de lecture

Sommaire
  1. Ce qu’il faut avoir sous la main
  2. Le plan que nous allons construire
  3. 1. Lister les tâches, sans dates
  4. 2. Regrouper en phases
  5. 3. Estimer les durées
  6. 4. Relier les antériorités
  7. 5. Poser les jalons
  8. 6. Affecter et vérifier la charge
  9. 7. Prévoir les marges et valider
  10. Avec quel outil ?
  11. Le monter dans gantts.app
  12. Les erreurs les plus fréquentes
  13. Et ensuite ?
L’ordre dans lequel un plan se construit réellement :
1Conception2Réalisation3Recette4Lancement

Ce qu’il faut avoir sous la main

Trois choses avant de tracer la moindre barre. D’abord un objectif et une échéance : ce que « terminé » veut dire, et pour quand. Ensuite une liste de tâches qui y mène, même approximative. Enfin une idée des durées et des antériorités, au jugé.

Aucune n’a besoin d’être exacte : un plan s’affine, et la première version sert justement à faire apparaître ce qu’on ignore.

Le fil rouge de ce guide sera un projet concret : la refonte d’un site web, démarrée le lundi 7 septembre 2026, avec sept lots de travail. Chaque étape ci-dessous s’y applique, chiffres à l’appui.

Le plan que nous allons construire

Toutes les étapes ci-dessous s’appliquent à un seul plan : la refonte du site de la Maison Fauvel, épicerie fine lyonnaise passée au commerce en ligne, confiée à un studio de trois personnes — Salomé Béranger à la direction de projet, Karim Ouaddah au développement, Anne-Claire Rieu à la rédaction. Budget : 34 000 € HT. Cinq jours ouvrés par semaine.

Le démarrage est fixé au lundi 7 septembre 2026, et cette date n’est pas un hasard : le studio comme la cliente ferment au mois d’août. Un projet qui prétendrait démarrer le 20 juillet perdrait six semaines sans qu’aucune ligne du planning ne l’explique. La fermeture d’août n’est pas un aléa, c’est une donnée du calendrier français, et elle se pose dans le plan avant les tâches, pas après.

#TâcheDuréeAprèsDébutFin
1Ateliers de cadrage5 jlun 7 septven 11 sept
2Arborescence et zonings3 j1lun 14 septmer 16 sept
3Cadrage validé0 j2mer 16 sept
4Maquettes graphiques10 j3jeu 17 septmer 30 sept
5Rédaction des contenus12 j3jeu 17 septven 2 oct
6Maquettes validées0 j4mer 30 sept
7Intégration et développement15 j6jeu 1er octmer 21 oct
8Recette5 j5, 7jeu 22 octmer 28 oct
9Mise en ligne0 j8jeu 29 oct

Neuf lignes, sept semaines et demie, une date de fin calculée : jeudi 29 octobre. Personne ne l’a saisie. C’est la somme des durées le long de la plus longue chaîne, et elle bougera d’elle-même dès qu’une de ces durées changera.

Deux contraintes de calendrier bien françaises ont façonné ce plan. D’abord les vacances de la Toussaint, du samedi 17 octobre au lundi 2 novembre : la directrice de la Maison Fauvel est absente sur cette période, ce qui interdit de placer une validation client après le 16 octobre. C’est pourquoi le jalon « Maquettes validées » est tiré au 30 septembre et la recette confiée à l’équipe interne. Ensuite le choix du jour de mise en ligne : jeudi, jamais vendredi, et jamais la veille d’un pont — une anomalie découverte un vendredi soir se répare le lundi, avec un week-end de trafic perdu au passage.

1. Lister les tâches, sans dates

Écrivez d’abord ce qu’il y a à faire. Pas de dates, pas d’ordre, pas de responsables. Le travail, rien d’autre.

La bonne granularité se situe entre la journée et le mois. Plus court relève d’une liste de tâches ; plus long n’est pas une tâche mais une phase. Deux tests permettent de trancher : on doit pouvoir nommer une seule personne responsable de la tâche, et décrire en une phrase ce que « fini » signifie. Si l’un des deux est impossible, la tâche est soit trop grosse — il faut la découper — soit trop floue, et il faut la définir.

Formulez à l’infinitif ou avec un verbe d’action : « Rédiger les textes des dix pages principales », « Faire valider la maquette par la direction », « Migrer les données de l’ancien site ». Un intitulé nominal comme « Contenus » ne dit ni ce qu’il faut faire, ni quand c’est fini.

Pour notre refonte, la liste brute donne sept lots : ateliers de cadrage, arborescence, maquettes graphiques, rédaction des contenus, intégration et développement, recette, mise en ligne.

2. Regrouper en phases

Rassemblez les tâches en quatre à huit phases. C’est ce découpage qui rendra le plan lisible — pour vous et pour ceux à qui vous le montrerez.

Une phase est une tâche récapitulative : elle ne se saisit pas, elle se calcule. Ses dates sont celles de la première et de la dernière tâche qu’elle contient, et sa barre les résume. Replier les phases donne une vue en cinq lignes pour un comité, les déplier donne les soixante lignes de l’équipe — même fichier.

La plupart des outils numérotent automatiquement — 1, 1.1, 1.2, 2 — ce qui donne à chaque ligne une référence stable, citable en réunion.

Notre refonte se range en quatre phases : Cadrage (ateliers, arborescence), Conception (maquettes, rédaction), Réalisation (intégration), Livraison (recette, mise en ligne).

3. Estimer les durées

Estimez en jours ouvrés, pas en jours calendaires, et estimez le travail réel : les temps d’attente sont des tâches à part entière, pas des durées gonflées. Un séchage de béton, un délai administratif ou une attente de validation méritent leur propre ligne — ce qui est visible dans une barre se pilote, ce qui est caché dans une durée arrondie ne se pilote pas.

Une approche éprouvée : estimer au plus favorable, au plus probable et au plus défavorable, puis pondérer par la formule (optimiste + 4 × probable + pessimiste) / 6. Une tâche estimée 3 / 5 / 13 jours donne (3 + 20 + 13) / 6 ≈ 6 jours, et non 5 : le calcul rend visible ce que l’estimation unique dissimule. Qui ne donne qu’un chiffre donne presque toujours l’optimiste.

Distinguez enfin durée et charge : 40 heures confiées à quelqu’un disponible à mi-temps durent 10 jours ouvrés, pas 5.

Pour la refonte : ateliers 5 j, arborescence 3 j, maquettes 10 j, rédaction 12 j, intégration 15 j, recette 5 j.

4. Relier les antériorités

Reliez ce qui attend réellement. Le test : si A finit plus tôt, B peut-il commencer plus tôt ? Si oui, le lien est réel. Sinon, vous n’avez fait que recopier l’ordre du calendrier.

Ne reliez pas tout à tout. Un plan où chaque tâche dépend de la précédente est une chaîne sans parallélisme — et généralement irréaliste. Dans la refonte, la rédaction des contenus n’attend pas les maquettes : elle attend l’arborescence, comme les maquettes. Les deux avancent donc de front, et c’est ce parallélisme qui fait gagner deux semaines sur le calendrier.

Le lien Fin-Début couvre la grande majorité des cas : l’intégration commence quand les maquettes sont livrées. Les trois autres — Début-Début, Fin-Fin et le rare Début-Fin — sont détaillés dans le guide des quatre types de liens, décalages compris.

Un principe sans exception : ne saisissez jamais à la main une date qu’un lien devrait produire. Une date figée écrase le calcul, et le plan cesse de réagir au premier retard réel.

Appliqué à la refonte, cela donne : ateliers (7–11 sept) → arborescence (14–16 sept) → maquettes (17–30 sept) et, en parallèle, rédaction (17 sept–2 oct) ; puis intégration (1–21 oct) après les maquettes ; puis recette (22–28 oct) après l’intégration et la rédaction.

Fin → DébutABB attend ADébut → DébutABB attend AFin → FinABB attend ADébut → FinABB attend A
Un lien d’antériorité dit qu’une tâche en contraint une autre ; la flèche va du prédécesseur au successeur.

Les quatre types, jugés sur le plan de la Maison Fauvel :

TypeRègleOù il s’applique iciFréquence réelle
Fin-Début (FD)B ne peut commencer avant que A soit finieL’intégration après la validation des maquettes — les huit liens de ce plan sans exceptionPresque toujours
Début-Début (DD)B ne peut commencer avant que A ait commencéSi la rédaction devait démarrer le jour où démarrent les maquettes, et non après le cadrageDe temps à autre, pour du travail chevauchant
Fin-Fin (FF)B ne peut finir avant que A soit finieLa recette ne pouvant s’achever avant le chargement du dernier contenuRarement
Début-Fin (DF)B ne peut finir avant que A ait commencéNulle part. Ce lien sert surtout aux relèves d’équipeQuasiment jamais

Deux liens de ce plan méritent qu’on s’y arrête. La ligne 8, « Recette », a deux prédécesseurs — la rédaction et l’intégration — et démarre donc quand la plus tardive des deux s’achève, c’est-à-dire l’intégration, le 21 octobre. Et la ligne 5, la rédaction, se termine le 2 octobre alors qu’on n’en a besoin que le 22 : cela lui donne quatorze jours ouvrés de jeu. Cet intervalle est une information exploitable : c’est là qu’on redéploie Anne-Claire quand autre chose prend feu.

Un comportement à connaître avant de déplacer des barres : gantts.app ordonnance là où vous placez les tâches. Un lien peut repousser une tâche plus tard que là où vous l’avez posée, jamais la ramener plus tôt. Déposez la recette en décembre et la relier à l’intégration ne la fera pas remonter en octobre — le lien fixe la date au plus tôt à laquelle elle peut commencer, et le diagramme affiche l’intervalle que vous avez laissé. C’est Replanifier qui referme ces intervalles, et seulement quand vous le demandez.

5. Poser les jalons

Cinq à dix pour un projet de plusieurs mois. Un jalon marque une décision, une validation ou une condition remplie, pas la fin d’une tâche quelconque. Il a une durée nulle et se dessine en losange.

Deux raisons de s’en donner la peine. D’abord ils donnent aux parties prenantes des points de contrôle nets, à date, sans avoir à lire tout le plan. Ensuite ils servent de points d’accroche : on relie plus proprement une chaîne de tâches à un jalon « Maquettes validées » qu’à la dernière tâche du lot, dont l’intitulé changera peut-être.

Bonne habitude : un jalon en fin de chaque phase, plus un à l’échéance finale. Pour la refonte, cela fait quatre losanges — cadrage validé le 16 septembre, maquettes validées le 30 septembre, recette prononcée le 28 octobre, mise en ligne le 29 octobre.

6. Affecter et vérifier la charge

C’est seulement ici qu’on affecte les personnes — puis qu’on vérifie si quelqu’un est censé travailler sur trois tâches la même semaine. Cette surcharge est la raison la plus fréquente pour laquelle un plan juste sur le papier ne tient pas.

La vérification est mécanique : on parcourt le calendrier semaine par semaine et, pour chaque personne, on additionne les tâches actives. Si la même rédactrice porte la rédaction des contenus et la recette, et que ces deux barres se chevauchent, le plan est faux — même si toutes ses antériorités sont exactes. Trois issues : décaler l’une dans sa marge, la confier à quelqu’un d’autre, ou allonger sa durée.

Ensuite vient le suivi. Mettez à jour le pourcentage d’avancement chaque semaine et affichez la ligne d’aujourd’hui : une barre traversée par cette ligne et restée à 0 % est un retard non encore annoncé. C’est le geste qui décide si un Gantt reste utile ou devient un dessin auquel on croit à tort.

Faites encore une chose avant le premier jour : posez une référence. Elle fige le plan sur lequel vous vous êtes mis d’accord, de sorte que six semaines plus tard vous mesurerez une dérive au lieu de débattre de ce qui avait été promis.

PlanRéelTâche ATâche B+4dTâche C+4d
La référence fige le plan validé : la dérive devient mesurable au lieu d’être une affaire de mémoire.

La Maison Fauvel à la fin de la sixième semaine, référence posée le 7 septembre :

TâcheFin de référenceRéel / prévisionnelÉcartAvancement
Ateliers de cadrageven 11 septven 11 sept0 j100 %
Arborescence et zoningsmer 16 septven 18 sept+2 j100 %
Maquettes graphiquesmer 30 septven 2 oct+2 j100 %
Rédaction des contenusven 2 octjeu 15 oct+9 j100 %
Intégration et développementmer 21 octven 23 oct+2 j40 %
Mise en lignejeu 29 octlun 2 nov+2 j

Lisez la colonne d’écart et l’histoire se raconte seule. La rédaction a neuf jours de retard et ne coûte rien, parce qu’elle disposait de quatorze jours de marge à dépenser. Les deux jours perdus sur l’arborescence coûtent exactement deux jours à la mise en ligne, parce que cette tâche est sur le chemin critique. Même retard, prix radicalement différent — et c’est toute la raison d’être de l’étape 7.

Un détail que le tableau rend visible et qu’une simple addition manquerait : deux jours ouvrés de glissement déplacent la mise en ligne du jeudi 29 octobre au lundi 2 novembre. Le vendredi 30 est écarté par la règle « jamais un vendredi », et le week-end de la Toussaint occupe la suite. Deux jours de retard technique deviennent quatre jours calendaires de retard commercial. C’est le genre d’arbitrage qu’on préfère prendre en réunion plutôt que découvrir le 29 au matin.

7. Prévoir les marges et valider

Placez les marges là où se trouve l’incertitude — devant les jalons et en fin de chemin critique, pas sur chaque tâche. Les marges éparpillées se consomment sans que personne ne le remarque ; regroupées, elles restent visibles.

Activez ensuite le chemin critique et lisez-le. Sur la refonte, il passe par ateliers → arborescence → maquettes → intégration → recette, soit 5 + 3 + 10 + 15 + 5 = 38 jours ouvrés, du 7 septembre au 28 octobre. La rédaction des contenus, elle, se termine le 2 octobre alors que la recette n’en a besoin que le 22 : elle dispose d’environ trois semaines de marge. Conclusion opérationnelle immédiate — renforcer l’équipe rédaction n’avancera pas la mise en ligne d’un seul jour, réduire le délai d’intégration si.

Figez enfin une référence : une copie du plan validé à laquelle comparer le réel semaine après semaine. Sans référence, on constate qu’on est en retard mais on ne sait plus de combien ni depuis quand.

Passez enfin le plan en revue avec les intervenants : un plan connu d’une seule personne n’est pas un plan, c’est un avis.

Avec quel outil ?

Un tableur suffit pour un petit projet, mais devient pénible au-delà d’une vingtaine de lignes, faute de recalcul automatique des liens. Chaque décalage impose de reprendre à la main toutes les dates suivantes, et l’on cesse de le faire dès la deuxième modification. La méthode reste détaillée dans notre guide Gantt dans Excel, avec ses limites.

Un outil dédié s’en charge — gantts.app fonctionne directement dans le navigateur, sans inscription ni installation, et enregistre en local sur votre appareil. On saisit les tâches, on trace les liens à la souris, le chemin critique s’allume seul, et l’export se fait vers PDF, PNG, Excel ou PowerPoint. La bibliothèque de modèles évite de partir d’une page blanche.

Le monter dans gantts.app

Les mêmes neuf lignes, dans l’éditeur, avec les boutons tels qu’ils sont réellement libellés :

  1. Ouvrez ✨ Coller vers Gantt et collez votre trame. Les durées entre parenthèses, le mot après pour un lien et un ! final pour un jalon sont reconnus à la volée — Intégration et développement (15j) après Maquettes validées, puis Mise en ligne !.
  2. À la main plutôt : + Tâche pour une ligne de travail, ◆ Jalon pour un losange, ▣ Groupe pour une phase, puis l’indentation pour y ranger les tâches.
  3. Double-cliquez sur une ligne pour renseigner Après (prédécesseurs), Assigné à et Avancement. Le champ Type est ici aussi : basculez une ligne en jalon et sa fin se referme sur son début. Un jalon ne peut pas être élargi à la souris — un jalon qui a une durée n’est plus un jalon.
  4. Ouvrez Calendrier de travail pour déclarer la fermeture d’août et les jours fériés. Un plan français qui ne les connaît pas se trompe de plusieurs jours avant même d’avoir commencé.
  5. Cliquez sur Replanifier pour ramener chaque tâche à la date au plus tôt que ses liens autorisent. C’est l’étape qui produit le 29 octobre.
  6. Cochez Chemin critique pour hachurer les barres critiques, et vérifiez que la rédaction des contenus n’en fait pas partie.
  7. Posez la Référence avant le premier jour, pour que le tableau d’écarts ci-dessus soit rempli par l’application et non assemblé à la main. Les colonnes d’écart s’affichent depuis le même menu.
  8. Réglez le Zoom sur la semaine pour un plan de sept semaines, et ◎ Aujourd’hui pour revenir à la date du jour une fois le chantier lancé. ⤢ Ajuster recadre le tout à l’écran.
  9. ⬇ Exporter donne 📄 Document PDF, 📊 Excel (.xlsx), 📑 CSV (tableur) et 📽 PowerPoint (.pptx) ; 📤 Partager… donne un 🔗 Lien de partage. Pour la cliente, réglez d’abord Vue sur Jalons seulement — cadrage validé, maquettes validées, mise en ligne, et rien d’autre.
ABCMarge libreMarge totale
La marge, c’est la distance dont une tâche peut glisser avant de commencer à déplacer autre chose.

Une précision sur le chiffre affiché : gantts.app publie la marge totale — de combien une tâche peut glisser avant que la date de fin du projet ne bouge — et non la marge libre, qui ne mesure le jeu que face au successeur immédiat. Il n’existe pas de colonne de marge libre dans l’application. Les quatorze jours de la rédaction sont donc quatorze jours de protection réelle sur la mise en ligne.

Les erreurs les plus fréquentes

Et ensuite ?

Un plan est un outil, pas un document. Mettez-le à jour chaque semaine — trente minutes suffisent : avancements, dates réelles, tâches nouvelles ou abandonnées. Comparez-le à la référence initiale, relisez le chemin critique, qui a pu se déplacer, et ajustez ce qui a changé.

Le signe qu’un plan est vivant : quelqu’un d’autre que son auteur l’ouvre pour répondre à une question.

Ne commencez jamais par les dates. Les tâches, les durées et les liens produisent les dates d’eux-mêmes — et un plan construit ainsi se défend. Un plan calculé à rebours depuis une date souhaitée ne résiste pas à la première question.

Questions fréquentes

Comment faire un diagramme de Gantt ?

Lister les tâches sans dates, les regrouper en quatre à huit phases, estimer les durées en jours ouvrés, relier les antériorités réelles, poser cinq à dix jalons, affecter les ressources et vérifier la charge, enfin prévoir les marges et figer une référence. Les dates découlent de ces étapes ; elles ne se saisissent pas.

Comment faire un diagramme de Gantt gratuitement ?

Dans le navigateur, sans inscription ni installation, avec gantts.app par exemple : tâches, liens, jalons, chemin critique et export PDF, PNG, Excel ou PowerPoint sont inclus. Un tableur peut faire l’affaire pour un très petit plan, mais devient vite lourd au-delà de vingt tâches faute de recalcul automatique.

Combien de tâches dans un diagramme de Gantt ?

Le moins possible, le nécessaire seulement. De 20 à 60 lignes reste lisible et tient sur une page ; au-delà de 150, plus personne ne le met à jour. Pour un grand projet, mieux vaut publier les phases repliées et tenir un sous-plan détaillé par lot.

Quelle durée pour une tâche ?

Entre un jour et un mois. En dessous, cela relève d’une liste de tâches ; au-dessus, c’est une phase à découper. Un bon test : on doit pouvoir nommer un responsable unique et décrire en une phrase ce que « terminé » signifie.

Comment ajouter des liens d’antériorité ?

En reliant deux barres pour que leurs dates restent cohérentes. Le type le plus courant est Fin-Début : une tâche ne peut commencer que lorsque la précédente est terminée. Le test du lien réel : si le prédécesseur finit plus tôt, le successeur peut-il commencer plus tôt ? Si la réponse est non, ce n’est pas une antériorité.

Quelle est l’erreur la plus fréquente ?

Commencer par les dates, puis les figer à la main tâche par tâche. Le plan a l’air juste, mais il ne réagit plus : quand un prédécesseur glisse, rien ne bouge, et personne ne s’aperçoit que le calendrier affiché est devenu faux.

Cet article est également disponible en anglais.

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