Faire un diagramme de Gantt dans Excel : méthode et limites
Excel n’a pas de type « diagramme de Gantt ». On le construit par une astuce : un histogramme empilé dont la première série est rendue invisible. Cela fonctionne et prend dix minutes, mais bute sur une limite nette.
- Excel a-t-il un type de graphique Gantt ?
- Préparer les données
- Insérer les barres empilées
- Rendre la première série invisible
- Inverser l’ordre des tâches
- Corriger l’axe des dates
- Finitions
- Une mise en garde préalable : votre Excel parle français
- Un exemple traité de bout en bout : six tâches, puis un dérapage
- Antériorités et avancement
- La variante sans graphique : mise en forme conditionnelle
- Où s’arrête la méthode
Excel a-t-il un type de graphique Gantt ?
Non. Ouvrez Insertion › Graphiques et vous y trouverez des histogrammes, des barres, des courbes, des secteurs, rien qui porte le nom de Gantt. Microsoft diffuse bien quelques classeurs « Planificateur de projet » depuis Fichier › Nouveau, mais ce sont des feuilles ordinaires qui appliquent, sous le capot, exactement l’astuce décrite ici, ou une mise en forme conditionnelle.
L’astuce universelle tient en une phrase : on empile deux séries par ligne, un décalage et une durée, puis on rend le décalage invisible. La durée flotte alors à sa date de début et se lit comme une barre de Gantt. Les six étapes ci-dessous la construisent depuis une feuille vide, pour que chaque élément reste compréhensible, et réparable le jour où le graphique se met de travers.
Préparer les données
Quatre colonnes : Tâche (A), Début (B), Fin (C), Durée (D). Saisissez de vraies dates en B et C, au format Date. En D2, écrivez =C2-B2 et recopiez vers le bas : Excel stockant les dates sous forme de numéros de série, la soustraction renvoie un nombre de jours, précisément ce qu’attend le graphique.
Ajoutez ensuite une cinquième colonne Décalage (E) : =B2-$B$2, où $B$2 contient la date de début la plus précoce du projet. Elle indique combien de jours séparent le démarrage du projet du début de chaque tâche.
Un détail fait échouer la moitié des tentatives : sélectionnez les colonnes D et E, puis Accueil › Nombre › Standard. Si Excel les laisse au format Date, ce qu’il fait spontanément puisqu’elles proviennent d’une soustraction de dates, vous verrez apparaître des « 04/01/1900 » au lieu de « 4 », et le graphique deviendra illisible.
Exemple minimal : Étude 1-5 juillet (durée 4), Conception 5-12 juillet (7), Réalisation 12-26 juillet (14), Recette 26 juillet, 2 août (7), Mise en service 2-4 août (2).
Insérer les barres empilées
Sélectionnez la colonne Tâche, puis, touche Ctrl enfoncée, les colonnes Décalage et Durée, trois blocs non contigus. Laissez Fin de côté : le graphique n’en a pas besoin.
Allez dans Insertion › Graphiques › Barres › Barres empilées 2D. Attention au vocabulaire français : « Histogramme » désigne les colonnes verticales, « Barres » les barres horizontales. Un Gantt se lit horizontalement, il faut donc bien choisir Barres.
Excel dessine deux segments par ligne. Ce n’est pas encore un Gantt, c’est normal. Si les séries sont interverties, faites un clic droit › Sélectionner des données et vérifiez que Décalage est la série 1 et Durée la série 2 ; les flèches de la boîte de dialogue permettent de les remettre dans l’ordre.
Rendre la première série invisible
C’est le geste décisif. Cliquez une fois sur n’importe quel segment de la série Décalage, un seul clic sélectionne toute la série, un second clic ne sélectionnerait qu’un point. Clic droit › Mettre en forme une série de données, puis, sous l’icône du pot de peinture : Remplissage › Aucun remplissage et Bordure › Aucun trait.
Les segments de décalage disparaissent et chaque barre de durée se retrouve alignée sur sa date de début. Oublier la bordure est l’erreur la plus courante : il reste alors un contour fantôme à gauche de chaque barre, visible surtout à l’impression.
Inverser l’ordre des tâches
Excel place la première ligne du tableau en bas d’un graphique à barres : votre planning apparaît donc à l’envers. Cliquez sur l’axe vertical (la liste des tâches), clic droit › Mettre en forme l’axe, et sous Options d’axe cochez Abscisses en ordre inverse.
La première tâche remonte en haut. Dans le même volet, cochez également L’axe horizontal croise : à la catégorie maximale, faute de quoi l’axe des dates reste coincé en bas de la zone de traçage alors que les tâches se lisent depuis le haut.
Corriger l’axe des dates
Par défaut l’axe horizontal démarre à zéro, ce qui laisse un grand vide à gauche. Cliquez sur l’axe horizontal, ouvrez Mettre en forme l’axe et renseignez, sous Limites, un Minimum et un Maximum égaux aux numéros de série de vos dates de début et de fin de projet.
Excel exige ici des nombres, pas des dates. Le moyen le plus rapide : saisissez la date dans une cellule vide, passez-la au format Standard, relevez le nombre obtenu (le 1er juillet 2026 vaut 46204) et reportez-le. Fixez ensuite une Unité principale de 7 pour un quadrillage hebdomadaire, et donnez à l’axe un format de nombre de type jj/mm pour retrouver des dates lisibles.
Finitions
Sélectionnez la série Durée et réglez la Largeur de l’intervalle autour de 20 % : les barres s’épaississent et le graphique cesse de ressembler à un peigne. Supprimez la légende, devenue inutile puisqu’une seule série est visible, et allégez le quadrillage vertical.
Pour les phases, coloriez point par point : sélectionnez une barre isolée par un double clic et attribuez-lui la couleur de sa phase. Pour les jalons, ajoutez une série supplémentaire de durée nulle et changez son type en nuage de points avec un marqueur en losange, via Modifier le type de graphique de la série.
Une mise en garde préalable : votre Excel parle français
Toutes les formules de cette page sont écrites pour un Excel en locale française, c’est-à-dire l’installation que vous avez presque certainement. Deux choses y diffèrent de la documentation anglophone que vous trouverez ailleurs, et les deux font échouer un copier-coller sans rien expliquer.
- Les noms de fonctions sont traduits.
WORKDAYs’écritSERIE.JOUR.OUVRE,NETWORKDAYSdevientNB.JOURS.OUVRES,WEEKDAYdevientJOURSEM,ANDdevientETetTODAYdevientAUJOURDHUI, sans apostrophe. Coller=WORKDAY(...)dans un Excel français renvoie#NOM?. - Le séparateur d’arguments est le point-virgule, pas la virgule. La virgule est déjà prise : c’est le séparateur décimal français.
=SERIE.JOUR.OUVRE(B2, 4)échoue ;=SERIE.JOUR.OUVRE(B2; 4)fonctionne.
Si vous travaillez sur un Excel en anglais, cas fréquent dans les filiales de groupes internationaux, , reprenez les noms anglais et remplacez chaque point-virgule par une virgule. Rien d’autre ne change : le fichier .xlsx, lui, stocke les formules sous une forme neutre et s’ouvre correctement des deux côtés.
Un exemple traité de bout en bout : six tâches, puis un dérapage
Les six étapes ci-dessus sont mécaniques. Ce qui décide si le fichier survivra à un vrai projet, ce sont les formules qu’il contient et ce qu’elles deviennent quand le plan change.
La feuille. Migration de l’ERP de Delcourt Matériaux, négoce de matériaux à Angers, démarrage le lundi 2 mars 2026. En-têtes en ligne 1, tâches en lignes 2 à 7. Colonnes : A Tâche, B Début, C Fin, D Jours ouvrés, E Longueur de barre. Les jours fériés sont listés en H2:H7. Seule la colonne D est saisie à la main ; tout le reste se calcule :
- C2, la Fin,
=SERIE.JOUR.OUVRE(B2;D2-1;$H$2:$H$7). Le-1compte : la fonction avance en avant, donc une tâche démarrant lundi pour 5 jours ouvrés se termine àSERIE.JOUR.OUVRE(lundi;4), soit vendredi. Sans lui, chaque tâche dure un jour de trop. - B3, le Début de chaque tâche suivante,
=SERIE.JOUR.OUVRE(C2;1;$H$2:$H$7). C’est cette seule formule qui permet à la feuille de se replanifier. - E2, le nombre que trace le graphique,
=C2-B2+1. Et nonD2. La colonne D compte des jours ouvrés ; l’axe du graphique est un calendrier qui contient les week-ends et les fériés. Une tâche de 15 jours ouvrés à cheval sur le mois de mai doit se dessiner sur 25 jours calendaires. Confondre les deux est la première cause d’un Gantt Excel en désaccord avec son propre tableau. - Pour vérifier une durée dans l’autre sens :
=NB.JOURS.OUVRES(B2;C2;$H$2:$H$7)doit redonner exactement la valeur de D2.
Ce que contient H2:H7, et c’est ici que le calendrier français fait tout le travail : lundi 6 avril (lundi de Pâques), vendredi 1er mai, vendredi 8 mai, jeudi 14 mai (Ascension), vendredi 15 mai (le pont de l’Ascension, que l’entreprise chôme) et lundi 25 mai (lundi de Pentecôte). Six jours. Un projet qui traverse mai en France perd l’équivalent d’une semaine et demie de production sans qu’une seule ligne du planning ne s’allonge, et un fichier qui ne les déclare pas annonce une bascule fausse de six jours ouvrés.
Recopiez C2 et E2 sur les lignes 2 à 7, et B3 sur les lignes 3 à 7 :
| Ligne | A, Tâche | B, Début | C, Fin | D, Jours ouvrés | E, Longueur de barre |
|---|---|---|---|---|---|
| 2 | Cadrage et reprise de l’existant | lun 2 mars | ven 13 mars | 10 | 12 |
| 3 | Conception fonctionnelle | lun 16 mars | ven 27 mars | 10 | 12 |
| 4 | Paramétrage et développements | lun 30 mars | lun 27 avril | 20 | 29 |
| 5 | Reprise des données | mar 28 avril | ven 22 mai | 15 | 25 |
| 6 | Recette et formation | mar 26 mai | lun 8 juin | 10 | 14 |
| 7 | Bascule en production | mar 9 juin | mar 9 juin | 1 | 1 |
Lisez les lignes 5 et 6 côte à côte. Quinze jours ouvrés de reprise de données occupent vingt-cinq jours de calendrier, et dix jours de recette en occupent quatorze. Ce n’est pas une erreur de saisie : c’est le mois de mai. La ligne 6 démarre d’ailleurs un mardi, parce que le lundi 25 mai est le lundi de Pentecôte.
L’axe. Excel réclame des numéros de série, pas des dates, pour borner l’axe. Tapez =B2 dans une cellule libre et passez-la au format Standard pour en lire un : le 2 mars 2026 vaut 46083, le 9 juin 2026 vaut 46182. Ce sont vos bornes Minimum et Maximum, avec une Unité principale de 7 pour un quadrillage hebdomadaire.
Maintenant, changez quelque chose. La conception dérape de trois jours. Modifiez une seule cellule, D3, de 10 à 13, et la chaîne se recalcule : la conception s’achève le mercredi 1er avril, le paramétrage court du jeudi 2 avril au jeudi 30 avril, la reprise des données du lundi 4 mai au mercredi 27 mai, la recette du jeudi 28 mai au jeudi 11 juin, la bascule le vendredi 12 juin. Trois jours entrés, trois jours sortis. C’est le tableur à son meilleur, et c’est réellement utile.
Et voici ce qui casse.
- La dernière barre sort du graphique. La bascule est passée au 12 juin, au-delà du 46182 figé comme borne Maximum de l’axe. La barre est tronquée, et rien ne vous prévient. Chaque changement de date impose de relire un numéro de série et de retaper une borne.
- Une ligne insérée n’entre qu’à moitié dans le plan. Ajoutez « Validation métier » entre la conception et le paramétrage : Excel étend la plage de données du graphique, mais la nouvelle ligne arrive sans formules, et l’ancienne ligne de paramétrage continue de pointer sur la conception. Si vous ne le voyez pas, le plan se lit juste et se calcule faux. Ajoutée sous la ligne 7, elle tombe hors de la plage et n’apparaît tout simplement jamais.
- Un second prédécesseur n’a nulle part où loger. Si la recette attend à la fois le paramétrage et la reprise des données, la formule honnête est
=SERIE.JOUR.OUVRE(MAX(C4;C5);1;$H$2:$H$7). Elle fonctionne, mais rien sur le graphique ne montre le lien, et le prochain qui ouvrira le fichier ne verra qu’une date. Ajoutez cinq jours de validation client en décalage et cela devient=SERIE.JOUR.OUVRE(C3;1+5;$H$2:$H$7): un5nu au milieu d’une formule, documenté nulle part.
La colonne B écrite en formule vous achète une replanification le long d’une chaîne unique. Elle ne vous achète pas un réseau. Rien ici ne peut vous dire quelle paire de tâches commande la date de bascule, parce que rien ici ne sait qu’elles sont liées.
Antériorités et avancement
Excel ne connaît pas les liens d’antériorité : aucune flèche fin-début ne peut être tracée, et déplacer une tâche ne déplace rien d’autre. Le contournement habituel consiste à écrire la date de début d’une tâche en référence à la fin de la précédente, =C2, pour qu’un décalage se propage le long de la colonne. Cela tient sur une chaîne linéaire ; dès qu’une tâche a deux prédécesseurs, il faut basculer sur =MAX(C2;C5), et la feuille devient difficile à auditer. Le tri des lignes est encore plus traître : trier déplace les valeurs mais laisse les références relatives pointer sur ce qui se trouve désormais au-dessus, et le planning devient faux en silence.
L’avancement réclame des colonnes intermédiaires, et le conseil qu’on lit habituellement à ce sujet est faux. Empiler une série Avancement par-dessus Décalage et Durée allonge chaque barre de la part déjà réalisée : une tâche à 100 % se dessine sur le double de sa longueur réelle. La construction correcte utilise trois séries et abandonne la série de durée nue. Avec le % réalisé en colonne F, ajoutez Fait en =E2*F2 et Reste en =E2*(1-F2).
Tracez ensuite Décalage, Fait et Reste dans cet ordre : Décalage sans remplissage, Fait en teinte soutenue, Reste en teinte claire. Les deux segments visibles totalisent toujours E, donc chaque barre conserve son emprise calendaire exacte et se remplit depuis la gauche à mesure que le travail avance. Chaque tâche ajoutée impose ensuite de revérifier la plage de données et l’ordre des séries, qu’Excel se fera un plaisir de réorganiser quand cette plage changera.
La variante sans graphique : mise en forme conditionnelle
Il existe une seconde méthode, souvent plus robuste pour un planning court. On abandonne le graphique et on colorie directement les cellules. Elle est plus solide précisément parce qu’il n’y a plus d’objet graphique dont la plage de données puisse se périmer.
Gardez le même tableau en A, E. Posez un calendrier sur la ligne 1 à partir de la colonne G : =B2 en G1, =G1+1 en H1, tiré vers la droite sur toute la longueur du projet, du 2 mars au 9 juin inclus, cela fait 100 jours, donc jusqu’à la colonne DB. Mettez la ligne au format jjj et réduisez les colonnes à une vingtaine de pixels.
Sélectionnez G2:DB7 avec G2 comme cellule active, ce point est important, car la formule s’écrit du point de vue de la cellule active et se décale pour toutes les autres. Puis Accueil › Mise en forme conditionnelle › Nouvelle règle › Utiliser une formule pour déterminer pour quelles cellules le format sera appliqué, et ajoutez ces trois règles, dans cet ordre :
=ET(G$1>=$B2;G$1<=$C2), la couleur de vos barres. Les références mixtes sont toute l’astuce :G$1verrouille la ligne pour que chaque colonne lise sa propre date,$B2verrouille la colonne pour que chaque ligne lise les dates de sa propre tâche.=JOURSEM(G$1;2)>5, gris clair pour les week-ends. Le type de retour2numérote lundi 1 jusqu’à dimanche 7, donc>5désigne exactement le samedi et le dimanche. Le type par défaut1commence le dimanche et griserait les deux mauvais jours, erreur d’autant plus sournoise qu’elle produit un résultat plausible.=NB.SI($H$2:$H$7;G$1)>0, une teinte distincte pour les jours fériés, en s’appuyant sur la même liste que vos formules de dates. Sans cette règle, le pont de l’Ascension se colorie comme un jour travaillé.=G$1=AUJOURDHUI(), une bordure gauche colorée, ce qui vous donne une ligne d’aujourd’hui.
Les règles s’évaluent de haut en bas et le premier remplissage l’emporte : la règle des barres doit donc se trouver au-dessus de celle des week-ends, sans quoi toutes vos barres se strient de gris le samedi. Rappel de locale : ET, JOURSEM, NB.SI et AUJOURDHUI supposent un Excel français ; en anglais ce sont AND, WEEKDAY, COUNTIF et TODAY, avec des virgules.
Le résultat est un Gantt en cellules qui se recalcule tout seul quand les dates changent, s’imprime proprement et supporte les filtres. Ses limites sont les mêmes : ni antériorités, ni chemin critique, et un axe qui devient vite très large si vous travaillez au jour sur plus d’un trimestre.
Où s’arrête la méthode
Excel ignore les antériorités. Si une tâche glisse, il faut reprendre à la main chaque date de début suivante, ce qu’on cesse de faire dès la deuxième modification, et c’est à cet instant précis que le fichier devient faux sans prévenir personne.
Absents également : le chemin critique, donc l’impossibilité de dire quelles tâches commandent réellement l’échéance ; la marge, donc l’impossibilité de savoir ce qu’on peut décaler sans dommage ; le plan de charge ; et une référence à laquelle comparer le réel.
Jusqu’à une vingtaine de tâches figées, Excel reste un choix raisonnable, surtout si les données y vivent déjà. Au-delà, l’entretien manuel coûte plus que le tableur ne fait gagner. gantts.app recalcule les décalages seul, met le chemin critique en évidence et exporte vers Excel, PowerPoint, PDF ou PNG en un clic, sans compte ni installation.
Les deux méthodes dessinent une image tout à fait honorable d’un planning. Aucune des deux ne planifie quoi que ce soit. La distinction s’oublie vite dès que les barres ont l’air justes, alors la voici sans détour :
| Capacité | Barres empilées | Mise en forme conditionnelle | Un vrai ordonnanceur |
|---|---|---|---|
| Week-ends et jours fériés exclus | Oui, via SERIE.JOUR.OUVRE | Oui, via SERIE.JOUR.OUVRE | Oui, nativement |
| Une chaîne Fin-Début unique se replanifie | Oui, si Début est une formule | Oui, si Début est une formule | Oui |
| Flèches d’antériorité visibles | Non | Non | Oui |
| Deux prédécesseurs sur une tâche | Seulement via un MAX() caché | Seulement via un MAX() caché | Oui |
| Liens DD, FF et DF | Non | Non | Oui |
| Décalage sur un lien, documenté | Non, un +5 nu dans une formule | Non, un +5 nu dans une formule | Oui |
| Chemin critique | Non | Non | Calculé |
| Marge totale par tâche | Non | Non | Calculée |
| Plan de charge | Non | Non | Oui |
| Alerte de surcharge | Non | Non | Oui |
| Référence et écarts | Colonnes recopiées à la main | Colonnes recopiées à la main | Enregistrée et comparée |
| Résiste à l’insertion d’une ligne | Formules à retaper | Plutôt oui | Oui |
| Résiste à un tri des lignes | Non, les références suivent la position | Non | Oui |
| Jalons en losanges | Série de marqueurs à créer | Règle manuelle | Oui |
C’est un constat précis, pas un rejet : un graphique en barres empilées est le dessin d’un planning que vous avez calculé ailleurs. Pour une douzaine de tâches enchaînées à peu près en ligne, cela suffit largement, et le tableur est le bon outil. Mais les lignes du milieu de ce tableau sont exactement ce qu’on vous demandera en réunion d’avancement, et le fichier ne sait répondre à aucune.
Le passage de l’un à l’autre prend moins de temps que la mise en forme de l’axe :
- Dans Excel, sélectionnez les colonnes Tâche, Début, Fin et copiez-les.
- Dans gantts.app, cliquez sur ✨ Coller vers Gantt et collez. Les colonnes sont reconnues à la volée ; le message « Tâches importées depuis le CSV » confirme le nombre de lignes reprises.
- Ouvrez Calendrier de travail et déclarez les mêmes six jours fériés que votre plage
H2:H7, c’est le seul réglage à refaire. - Tracez les liens à la souris, puis double-cliquez sur une ligne pour ajuster Après (prédécesseurs), Assigné à et Avancement.
- Cliquez sur Replanifier, puis cochez Chemin critique : vous obtenez enfin la réponse que le classeur ne pouvait pas donner.
- Posez une Référence, puis revenez au tableur quand il le faut via ⬇ Exporter › 📊 Excel (.xlsx), le message « Excel téléchargé » confirme l’opération.
Questions fréquentes
Excel a-t-il un type de graphique Gantt ?
Non. On le construit avec des barres empilées dont la première série, le décalage, est mise en forme sans remplissage ni bordure. Les modèles « Planificateur de projet » de Microsoft utilisent la même astuce ou une mise en forme conditionnelle.
Pourquoi mes barres affichent-elles des dates au lieu de nombres ?
Parce que les colonnes Décalage et Durée ont hérité du format Date de leurs opérandes. Sélectionnez-les et appliquez Accueil › Nombre › Standard : les valeurs redeviennent des jours et le graphique se remet en place.
Pourquoi mes tâches sont-elles à l’envers ?
Excel trace la première ligne du tableau en bas. Cliquez sur l’axe vertical, ouvrez Mettre en forme l’axe et cochez « Abscisses en ordre inverse », puis « L’axe horizontal croise : à la catégorie maximale ».
Comment afficher l’avancement sur les barres ?
Ajoutez une colonne % réalisé et une colonne intermédiaire égale à durée × % réalisé, puis empilez-la comme troisième série dans une teinte plus foncée. La portion sombre de chaque barre représente la part accomplie.
Excel gère-t-il les antériorités ?
Pas automatiquement. On peut faire pointer la date de début d’une tâche sur la fin de la précédente pour propager un décalage, mais aucune flèche n’est tracée et les chaînes à plusieurs prédécesseurs deviennent vite ingérables.
Jusqu’à quelle taille Excel convient-il ?
Jusqu’à une vingtaine de tâches stables. Au-delà, l’effort d’entretien, plages de données, séries, axes, dates recalculées à la main, dépasse largement le bénéfice.
Existe-t-il un modèle de Gantt pour Excel ?
Oui, nos modèles se téléchargent au format XLSX avec les colonnes intermédiaires, l’axe déjà borné et l’ordre des tâches inversé : il ne reste qu’à saisir vos tâches.
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