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Calendrier de semis et de moisson

Un calendrier de semis et de moisson gratuit pour une campagne qui, elle, ne se décale pas. Planification hivernale, analyses de sol, commandes d’intrants et entretien du matériel ; la déclaration PAC, dont la date limite de dépôt au printemps est une obligation datée comme une autre ; une fenêtre de semis ouverte par la température et l’état du sol et non par un plan de projet ; des semis répartis entre terres précoces, bloc principal et terres tardives, parce qu’un seul parc de matériel doit tout couvrir ; une succession de stades avec les traitements et la fertilisation accrochés à ces stades ; puis une moisson conditionnée par l’humidité du grain, et un séchage et un stockage qui décident de la vitesse à laquelle on peut couper.

Aperçu du modèle avec les phases sur un axe temporel

Ce que contient le modèle

Presque tous les autres plannings négocient avec leurs contraintes. Une campagne culturale, non : la biologie fixe la séquence et la météo fixe la fenêtre. Le modèle garde les deux visibles :

Qui utilise ce modèle

Les responsables d'exploitation, les agronomes et les producteurs utilisent ce planning pour organiser une saison autour des fenêtres biologiques et météo plutôt que de dates fixes. Il relie les semis à la température du sol, cale les traitements selon les stades de croissance et remonte depuis l'humidité à la récolte vers la capacité de séchage et de stockage, aidant à mobiliser main-d'œuvre et matériel quand la culture est réellement prête.

Le calendrier ne vous appartient pas. La température et l’état du sol décident du démarrage des semis ; les stades de la culture décident du moment de chaque traitement, et un fongicide passé une semaine à côté du stade est de l’argent brûlé ; l’humidité du grain décide du départ de la moissonneuse. S’y ajoutent des obligations datées que rien ne déplace : la déclaration PAC au printemps, dont le retard coûte des pénalités ; les conditions d’application fixées par l’arrêté, vent, ZNT le long des points d’eau et des riverains, délais avant récolte et délais de rentrée, qui ferment des journées entières de pulvérisation ; le Certiphyto de ceux qui appliquent, et le registre à tenir au fil de l’eau. Derrière tout cela, une limite plus dure encore : le débit du séchoir et la capacité de stockage. Si vous séchez vingt tonnes à l’heure, vous ne couperez pas plus vite très longtemps, quel que soit le nombre de moissonneuses dans la parcelle.

Comment l’adapter

  1. Fixez le jalon d’ouverture de semis à partir de vos propres relevés de température de sol, et non de la date de semis de l’an dernier, et laissez les barres de semis suivre.
  2. Découpez les semis en terres précoces, bloc principal et terres tardives, dimensionnés à votre débit de chantier réel. C’est ce qui montre si le parc matériel finit dans la fenêtre ou s’il faut une entreprise.
  3. Accrochez chaque barre de traitement à une barre de stade plutôt qu’à une date. Quand la campagne est en avance ou en retard, les dates d’application doivent suivre la culture automatiquement.
  4. Ajoutez une barre par culture si vous en conduisez plusieurs. Leurs fenêtres se chevauchent et se disputent le même semoir, le même pulvérisateur et la même moissonneuse : c’est précisément l’objet du diagramme.
  5. Donnez au débit du séchoir sa propre barre courant sur toute la moisson. Si elle est plus courte que les barres de récolte au-dessus, c’est le stockage qui est votre contrainte, et le planning doit le dire.
  6. Portez au plan la déclaration PAC, les contrôles obligatoires du pulvérisateur et les échéances de renouvellement du Certiphyto : ce sont des dates administratives qui tombent en pleine campagne et qui n’attendent pas.

Conseils de planification

Ce modèle est en français. Les pages associées non encore traduites s’ouvrent en anglais.

Questions fréquentes

Comment construire un calendrier de semis et de moisson ?

Partez des fenêtres que vous ne maîtrisez pas, température du sol pour les semis, humidité du grain pour la moisson, puis calez le parc matériel autour. Entre ces deux points, la séquence agronomique est fixée par la culture et non par la préférence, et les obligations datées comme la déclaration PAC s’y ajoutent telles quelles.

Pourquoi les dates de traitement sont-elles liées aux stades ?

Parce qu’un fongicide ou un herbicide n’agit que dans une fenêtre étroite autour d’un stade précis. Si la campagne prend quinze jours d’avance, les dates d’application avancent d’autant, et c’est pourquoi le modèle les accroche aux barres de stade.

Quelles contraintes réglementaires portent sur la pulvérisation ?

Les conditions d’application sont encadrées : vitesse de vent maximale, zones non traitées le long des points d’eau et des habitations, délais avant récolte propres à chaque produit et délais de rentrée dans la parcelle. L’applicateur doit être titulaire du Certiphyto, le pulvérisateur passer son contrôle périodique, et chaque intervention être portée au registre phytosanitaire. Vérifiez le texte en vigueur et les éventuels arrêtés préfectoraux avant de figer les dates.

Qu’est-ce qui limite la vitesse de la moisson ?

Le séchage et le stockage, plus souvent que la capacité de récolte. Si le débit est inférieur au rythme d’arrivée du grain, il faut ralentir la coupe : la barre du séchoir a donc sa place sur le diagramme, à côté des barres de moisson.

Comment représenter plusieurs cultures ?

Par des jeux de barres parallèles partageant le même matériel. L’intérêt du diagramme est de montrer où deux cultures réclament le semoir, le pulvérisateur ou la moissonneuse la même semaine, ce qui est la vraie décision d’un assolement diversifié.

Le modèle de calendrier cultural est-il gratuit ?

Oui. Téléchargements Excel, PowerPoint et CSV gratuits, et édition en ligne gratuite, sans compte ni filigrane.

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Planifiez en ligne, gratuitement

Ouvrez le modèle dans l’éditeur, ajustez les barres à vos dates et exportez en PDF, Excel ou PowerPoint. Sans compte et sans filigrane.

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