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Calendrier de mise en conformité RGPD

Un calendrier de mise en conformité RGPD gratuit, pensé pour un programme qui atteint une position défendable puis continue de tourner, et non pour un projet qui se termine. L’idée directrice est que le registre des traitements vient en premier : base légale, durées de conservation, encadrement des transferts et analyses d’impact en découlent tous, parce qu’ils supposent de savoir ce que vous faites réellement des données personnelles. Les deux horloges imposées de l’extérieur, le délai de réponse aux demandes d’exercice des droits et le délai de notification d’une violation, figurent au diagramme comme des procédures que l’on teste avant d’en avoir besoin.

Aperçu du modèle avec les phases sur un axe temporel

Ce que contient le modèle

La barre du registre des traitements conditionne presque tout ce qui la suit, et les deux lignes de répétition existent parce qu’une procédure que personne n’a jamais déroulée n’est pas une procédure :

Qui utilise ce modèle

Les délégués à la protection des données, les référents vie privée et les responsables conformité s'en servent pour mettre une organisation en conformité RGPD dans le bon ordre. Il commence par le registre des traitements, puis traite la base légale, la conservation, les transferts, un processus de demande d'accès éprouvé et une réponse à violation répétée, transformant une obligation légale large en un plan daté et suivable.

Deux durées viennent du règlement lui-même et méritent d’être citées exactement. L’article 12 fixe le délai de réponse à une demande d’exercice des droits à un mois à compter de la réception, prolongeable de deux mois supplémentaires compte tenu de la complexité et du nombre de demandes, à condition que la personne concernée soit informée de la prolongation et de ses motifs dans le premier mois. L’article 33 impose au responsable de traitement de notifier une violation de données à caractère personnel à l’autorité de contrôle compétente, en France, la CNIL, dans les meilleurs délais et, si possible, au plus tard 72 heures après en avoir pris connaissance, à moins que la violation ne soit pas susceptible d’engendrer un risque pour les droits et libertés des personnes physiques ; une notification tardive doit être accompagnée des motifs du retard. L’article 34 traite séparément de l’information des personnes en cas de risque élevé. Ces conditions font partie du texte : le point de départ du délai, les cas de prolongation, les cas de dispense. La CNIL publie par ailleurs ses propres lignes directrices et recommandations, et la loi Informatique et Libertés porte les dispositions nationales : ce sont des sources utiles, mais ce ne sont pas le règlement, et il ne faut pas les confondre. N’aplatissez ni l’un ni l’autre en slogan, et faites vérifier votre situation par un conseil.

Comment l’adapter

  1. Découpez le recensement et le registre en une ligne par direction ou par entité ; une ligne unique masque le plus gros poste du plan.
  2. Si vous êtes sous-traitant et non responsable de traitement, reconstruisez les phases « droits » et « violations » autour de votre obligation d’assister et d’alerter vos responsables de traitement.
  3. Ajoutez une ligne par flux si vous transférez des données hors Union européenne, le mécanisme d’encadrement et l’analyse diffèrent selon la destination.
  4. Allongez la phase des droits si vos données vivent dans de nombreux systèmes ; l’outillage d’extraction est presque toujours le point dur, pas l’analyse juridique.
  5. Ajoutez des lignes pour toute procédure en cours avec la CNIL, consultation préalable ou plainte déjà déposée : elles passeront devant le plan.
  6. Faites courir la dernière phase au-delà du jalon, le registre se périme dès qu’un nouveau système ou un nouveau sous-traitant arrive.

Conseils de planification

Ce modèle est en français. Les pages associées non encore traduites s’ouvrent en anglais.

Questions fréquentes

Combien de temps dure un programme de conformité RGPD ?

Le modèle court sur environ quinze mois jusqu’à une position défendable. L’essentiel tient au travail de registre et à l’outillage derrière les demandes d’exercice des droits, non à la rédaction juridique. Il faut dire clairement que le programme ne s’arrête pas là : le registre s’entretient, les analyses d’impact se rejouent, et les systèmes comme les sous-traitants changent.

Quel est le délai de réponse à une demande d’accès ?

L’article 12 du règlement fixe le délai à un mois à compter de la réception de la demande. Il peut être prolongé de deux mois supplémentaires si nécessaire, compte tenu de la complexité et du nombre de demandes, et le responsable de traitement doit informer la personne concernée de cette prolongation et de ses motifs dans le mois suivant la réception. Le point de départ du délai, la vérification d’identité et le traitement des demandes manifestement infondées ou excessives sont là où se loge la difficulté pratique : faites confirmer votre cas par un conseil.

Que dit exactement la règle des 72 heures ?

L’article 33 impose au responsable de traitement de notifier une violation de données à caractère personnel à l’autorité de contrôle compétente dans les meilleurs délais et, si possible, au plus tard 72 heures après en avoir pris connaissance, à moins que la violation ne soit pas susceptible d’engendrer un risque pour les droits et libertés des personnes physiques. Une notification au-delà de 72 heures doit être accompagnée des motifs du retard. L’article 34 impose séparément d’informer les personnes concernées lorsque la violation est susceptible d’engendrer un risque élevé pour elles. Le moment où l’on est réputé avoir « pris connaissance » relève de l’appréciation, et c’est pourquoi le modèle fait répéter la décision et pas seulement le confinement technique.

Pourquoi le registre des traitements passe-t-il avant tout le reste ?

Parce que base légale, durées de conservation, encadrement des transferts, mentions d’information et analyses d’impact sont autant d’affirmations portant sur des traitements précis. Sans registre de ces traitements, chacune est écrite contre une hypothèse. Les programmes qui commencent par une bibliothèque de politiques la refont une fois le recensement terminé.

Quand faut-il une AIPD, et qui doit être désigné DPO ?

Le règlement impose une analyse d’impact relative à la protection des données lorsqu’un traitement est susceptible d’engendrer un risque élevé pour les droits et libertés des personnes, et la désignation d’un délégué à la protection des données dans les cas qu’il énumère, autorité ou organisme public, suivi systématique à grande échelle, traitement à grande échelle de données sensibles. Au-delà de ces cas, la CNIL publie ses propres listes et recommandations sur les traitements qu’elle considère comme soumis à AIPD : consultez-les, mais gardez la distinction entre le texte et sa lecture par l’autorité.

En quoi cela diffère-t-il d’ISO 27001 ou de SOC 2 ?

Le RGPD est un texte de droit : il s’applique que quiconque vous certifie ou non. ISO 27001 est une certification accréditée portant sur un système de management de la sécurité de l’information, et SOC 2 est un rapport d’attestation de l’AICPA produit par un auditeur, ni l’un ni l’autre n’est un constat de conformité juridique. Le recouvrement est fort sur les mesures de sécurité et les preuves sont réutilisables, mais un certificat n’est pas un moyen de défense. Voyez le plan de certification ISO 27001 et le calendrier de conformité SOC 2 si vous les menez en parallèle.

Le modèle de calendrier RGPD est-il gratuit ?

Oui. Téléchargements Excel, PowerPoint et CSV gratuits, et édition en ligne gratuite, sans compte ni filigrane. Ce modèle est une aide à la planification, pas un conseil juridique.

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