Ce que contient le modèle
Sur un chantier routier, la chaussée est la partie facile. Ce qui commande la date, c’est ce qui doit bouger avant de pouvoir terrasser : les réseaux des concessionnaires, le foncier que vous ne possédez pas encore, et la circulation qui doit continuer de passer. Le modèle donne à chacun son propre chemin :
- Levés et études — Levés topographiques et reconnaissance géotechnique, recherche des réseaux et sondages, avant-projet et projet, étude d’assainissement et audit de sécurité routière. Jalon : projet approuvé.
- Foncier et autorisations — Identification des parcelles, acquisitions ou occupations temporaires, autorisation d’urbanisme, autorisations environnementales et rétablissement des voies. Jalon : autorisations obtenues.
- Déviations de réseaux — Devis et études de chaque concessionnaire, conception des déviations, programmation avec les concessionnaires, puis les déviations elles-mêmes — gaz, eau, électricité et télécoms, chacune sur son propre calendrier.
- Phasage de circulation — Étude et approbation de la signalisation temporaire, réservation des créneaux d’occupation de la voirie, accord sur les itinéraires de déviation, puis les fermetures, basculements et neutralisations de voies successifs.
- Terrassements et assainissement — Débroussaillage et décapage de la terre végétale, déblais et remblais, couche de forme, collecteurs, avaloirs, bassins de rétention et exutoires.
- Construction de la chaussée — Couche de fondation, couche de base en grave-bitume, couche de liaison et couche de roulement, bordures, trottoirs et mise à niveau des tampons. Jalon : revêtement terminé.
- Signalisation, marquage et remise — Marquage au sol, panneaux et portiques, éclairage public, dispositifs de retenue, audit de sécurité routière final, levée des réserves et remise au gestionnaire de la voirie. Jalon : mise en service.
Comment l’adapter
- Saisir d’abord les créneaux d’occupation de la voirie confirmés : sur une route en service, ce sont les points fixes autour desquels le reste s’organise.
- Ajouter une ligne par concessionnaire — gaz, eau, électricité et chaque opérateur télécom ont des préavis et des équipes différents.
- Découper le chantier en sections ou en plages de points kilométriques une fois le phasage connu, pour suivre terrassements et chaussée par phase.
- Sortir le revêtement des mois d’hiver dans la mesure du possible : la mise en œuvre des enrobés a des limites de température qui arrêtent le chantier le jour même.
- Insérer les périodes d’exclusion — nidification, chiroptères, fenêtres piscicoles — sous forme de barres bloquées si vos autorisations les imposent.
- Garder les deux audits de sécurité routière sur le planning : celui d’après travaux conditionne l’ouverture, ce n’est pas une revue postérieure.
Conseils de planification
- Demandez les devis des concessionnaires dès les études. La seule procédure de chiffrage se compte en mois avant qu’une déviation soit creusée, et elle précède tout le reste sur le chemin critique.
- Réservez la voirie avant d’en avoir besoin. Les calendriers d’arrêtés et de fermetures sont attribués au premier demandeur, et une réservation refusée décale toute la phase.
- Faites l’assainissement avant la chaussée, toujours. Rattraper un avaloir ou un branchement oublié sous une chaussée finie coûte plusieurs fois ce qu’il aurait coûté avant.
- Surveillez les fenêtres météo sur les enrobés. Une couche de roulement mise en œuvre sous la température prescrite se dégrade tôt, et le gestionnaire refusera de la recevoir.
- Planifiez les phases de circulation comme des tâches avec des durées. Chaque basculement est une nuit de travail avec ses propres moyens : traiter le phasage comme gratuit fait perdre une quinzaine aux programmes.
- Posez la référence à l’obtention des autorisations. Avant, le programme est conditionnel ; après, suivez l’écart pour rendre visible tôt le glissement des concessionnaires.
Modèles associés
- Planning de construction d’un pont
- Modèle de planning de chantier (diagramme de Gantt)
- Planning glissant à 3 semaines
- Voir tous les modèles de diagramme de Gantt
Ce modèle est en français. Les pages associées non encore traduites s’ouvrent en anglais.
Questions fréquentes
Combien de temps dure un chantier routier ?
Un aménagement urbain court tient en 6 à 9 mois ; une voie nouvelle ou un élargissement important dépasse deux ans. Le modèle propose un programme d’environ dix-huit mois, à comprimer ou étendre depuis la date de mise en service.
Qu’est-ce qui retarde le plus les chantiers routiers ?
Les déviations de réseaux et les autorisations, bien plus souvent que les travaux. Les deux dépendent de tiers ayant leur propre rythme, d’où un chemin distinct pour chacun plutôt qu’une ligne au milieu des travaux.
Comment représenter le phasage de circulation sur un diagramme de Gantt ?
En barres successives ayant pour antériorités l’étude et la réservation de voirie, chaque phase de travaux dépendant de sa propre phase de circulation. Une réservation refusée ou décalée menace alors visiblement les travaux qu’elle protège.
Le modèle couvre-t-il un ouvrage d’art inclus dans l’opération ?
Seulement au niveau du récapitulatif. Si votre opération comporte un ouvrage, faites tourner en parallèle notre planning de construction d’un pont et reliez les fenêtres de coupure.
Est-ce utilisable pour un simple renouvellement de couche de roulement ?
Oui. Retirez les phases foncier, autorisations et terrassements et gardez le phasage de circulation, les couches de chaussée et le marquage : c’est la forme d’un programme de renforcement.
Le modèle de travaux routiers est-il gratuit ?
Oui. Téléchargements Excel, PowerPoint et CSV gratuits, et édition en ligne gratuite, sans inscription ni filigrane.